Les jobs étudiants : menace ou facteur de réussite scolaire ?

Mise à jour le 4 octobre 2019 11:42:13

« Travailler pendant ses études réduit-il les chances de réussir ses examens? », tel est le titre d’un article publié dans L’Express le 04 octobre 2013.

Job étudiant : menace ou facteur de réussite scolaire ?

Une étude menée par l’INSEE révèle que 480 000 étudiants de l’enseignement supérieur (19,2% de la population étudiante) ont un emploi parallèlement à leurs études. Près de 30% d’entre eux ont des emplois à temps plein, contre 70% à temps partiel.

Quelles sont les raisons qui peuvent pousser ces 500 000 étudiants à recourir à ce type d’emplois ?

  • Financer leurs études
  • Avoir des responsabilités
  • Enrichir leurs expériences professionnelles
  • Etre autonomes
  • Financer leurs loisirs en complément des aides financières extérieures (parents, bourse…)

Des associations étudiantes et plus particulièrement l’Unef ne cessent de réclamer une aide financière pour le plus grand nombre, afin d’éviter aux étudiants de cumuler emploi et études. Selon l’Unef, les jobs étudiants pourraient compromettre la réussite des étudiants dans le domaine scolaire.

En effet, à partir d’un certain volume horaire hebdomadaire, les contrats étudiants pourraient être un facteur d’échec scolaire.

On peut imaginer qu’un étudiant réalisant une activité rémunérée d’environ 20h-25 heures par semaine ait des difficultés à assister à tous ses cours et fournir le travail personnel requis par certaines filières d’études.

En revanche, une étude réalisée en Mai 2013 par l’Université du Mans, révèle que les étudiants salariés obtiennent de meilleurs résultats que ceux sans activité.

En effet, les étudiants ayant une activité rémunérée ont un taux de présence maximum aux examens et ont même des résultats supérieurs à ceux ne travaillant pas.

Etudiants ayant travaillé

Etudiants n’ayant pas travaillé

Présence aux examens

100%

87%

Moyenne annuelle supérieure à 10

63%

44,4%

Moyenne annuelle

10

9

 Indicateurs de réussite des étudiants salariés participant à l’expérimentation pendant l’année scolaire 2011-2012. Source: Tepp rapport de recherche n° 2013-05.

En conclusion, on peut légitimement penser que le problème n’est pas d’avoir une activité ou non en parallèle de ses études, mais plutôt de ne pas dépasser un certain nombre d’heures de travail par semaine.

C’est ce que tend à confirmer la dernière étude de l’INSEE qui met en évidence qu’une activité rémunérée de plus de 16 heures hebdomadaires peut nuire à la réussite des étudiants.

E.B.

 

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