10 façons de se loger quand on est étudiant

Mise à jour le 2 octobre 2019 15:32:29

Cher ou bon marché, confortable ou spartiate, seul ou à plusieurs… Jobmania fait un tour d’horizon  des différents modes de logement étudiant….

10 façons de se loger quand on est étudiant
http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/logement-etudiant.html

1. Que penser du logement intergénérationnel

C’est bien…

  • Le logement est gratuit.
  • C’est la chance d’échanger et d’interagir avec des personnes différentes  de vos fréquentations habituelles.

Mais…

  • Ce système fonctionne comme un troc, vous devrez être présent et rendre quelques services
  • La cohabitation avec une personne âgée demande, le plus souvent, un rythme de vie assez calme.
  • Prenez garde, vous n’êtes pas un aide-soignant. Vous n’êtes pas tenu d’endosser ce rôle.
  • Ce type de logement passe par des associations. Vous serez redevable d’une cotisation pouvant aller de 10 € à 350 €, vous passerez un entretien et devrez adhérer à une charte.
  • Vous n’aurez aucune aide de la CAF (caisse d’allocations familiales).

La marche à suivre ?

S’adresser au réseau du Logement Intergénérationnel et Solidaire (LIS) ou au réseau des associations de la Cohabitation Solidaire Intergénérationnelle (COSI).

2. Le choix des “maisons d’étudiants”

C’est bien…

  • Le loyer est abordable : 400 € pour une chambre sur Paris et 300 € partout ailleurs.
  • Elles sont confortable, le plus souvent : Vous disposerez d’une cuisine et d’une salle de télévision, pour le plus chanceux, vous pourrez jouir d’un jardin ou d’un parc…
  • Ces maisons offrent calme et sécurité, l’idéal pour étudier sérieusement.

Mais…

  • On en trouve peu : environ trente “maisons d’étudiants  sont recensées à Paris et environ cinquante dans le reste de la France.
  • La grande majorité de ces maisons sont réservées aux filles.
  • Ces maisons ont chacune leur règlement, il est strict : tâches ménagères, couvre-feu…

La marche à suivre ?

Contactez l’UNME (Union nationale des maisons d’étudiants)

3. Les résidences universitaires

C’est bien…

  • Des loyers très abordables : Comptez 150 € pour une chambre de 9 m2 ou le double pour un studio. Prix auquel vous pourrez éventuellement déduire une ALS (aide au logement sociale).
  • Proximité avec  le lieu d’études : Souvent en centre-ville ou accessible rapidement par les transports en commun.
  • La sécurité : Des gardiens sont présents le jour, la nuit les vigiles prennent le relais et les caméras de surveillances tournent en continu, les cités U sont des lieux sûrs.

Mais…

  • Les places sont rares. Les étudiants aux budgets les plus modestes  et/ou les plus éloignés de leur domicile parental sont prioritaires.
  • Certaines résidences sont peu confortables voire vétustes.
  • 9m2 peuvent paraître étouffants (à éviter pour les claustrophobes).
  • Vivre en communauté peut être contraignant : silence de mise après 22 heures, cuisine commune fermée hors des heures prévues…

La marche à suivre ?

Pour vous loger en cité U,  déposez auprès du CROUS de votre académie un Dossier social étudiant (DSE).

4. Les résidences universitaires privées

C’est bien…

  • Il y a de la place pour tout le monde grâce aux 650 résidences privées présentes dans les  villes universitaires.
  • Ces résidences sont confortables, meublées et sécurisées.
  • Elles sont proches du lieu où vous étudiez ou proches des transports en commun.
  • Elles ne vous privent pas d’une aide au logement (s’adresser à votre CAF).

Mais…

  • Les loyers mensuels sont plus élevés qu’en cité U : 650 € à Paris, 500 € à Lyon ou Marseille, 350 à 400 € dans une autre ville (autant qu’une location hors résidence universitaire).
  • Les frais de dossiers vous coûteront l’équivalent d’un loyer.
  • Si vous souhaitez rendre votre logement en cours d’année, vous devrez donner votre dédite 2 mois à l’avance.

La marche à suivre ?

Renseignez-vous auprès de L’ADELE (Association pour le développement économique du logement étudiant) pour trouver une résidence.

5. Loger dans un conteneur, pourquoi pas ?

C’est bien…

  • Tout comme les cités U, ils proposent un loyer mensuel dérisoire (305 € pour un studio) sans compter l’aide au logement.
  • Un container est plus spacieux qu’une en résidence universitaire publique ou privée (25 m2).
  • Chaque container est équipé d’une cuisine, d’une salle de bain séparée et d’une connexion wi-fi.

Mais…

  • Ce système originaire des Pays-Bas, est limité au Havre en ce qui concerne l’Hexagone.
  • Le nombre de places est limité. Les critères pour en profiter sont les mêmes que pour les cités U (revenus, éloignement du domicile parental).
  • Vous devrez respectez les règles concernant les horaires et les visites.

La marche à suivre ?

Saisir votre DSE (dossier social étudiant) entre le 15 janvier et le 30 avril au CROUS de l’académie de Rouen.

6. Tout simplement, une chambre ou un studio dans le privé

C’est bien…

  • Vous avez un « chez vous » : Vous êtes libres et autonomes, vous évitez toutes les règles et contraintes des résidences universitaires…
  • Vous pouvez choisir votre logement selon vos goûts, en tenant compte de la distance avec votre lieu d’études.
  • Vous avez droit à l’aide au logement (s’adresser à votre CAF).

Mais…

  • Il y a souvent plus de demande que d’offre, les prix sont donc élevés. Une chambre de 9 m2 à Paris vous coûtera environ 500 € par mois, 400 € dans une grande ville comme Lyon, Marseille ou Bordeaux et 300 € dans une plus petite ville.
  • Les propriétaires exigent de solides garanties notamment une caution obligatoire et des preuves de revenus 3 fois supérieures au loyer.
  • A cela peuvent s’ajouter les frais d’agence (l’équivalent d’un mois de loyer).

7. La coloc’ dans le privé

C’est bien…

  • Ce n’est pas cher ! Louer un quatre pièces à quatre revient moins cher que de louer un T1 tout seul.
  • Vous faites des économies sur les charges ainsi que sur les dépenses quotidiennes.

Mais…

  • Il faut se plier aux formalités et aux exigences du propriétaire (ressources, caution…)
  • Les propriétaires “rechignent“ souvent à louer à plus de 2 colocataires.
  • La vie en colocation implique de respecter un bon nombre de règles qu’il convient d’établir avant de s’installer.
  • Méfiez vous de la clause de solidarité. En cas de non-paiement de l’un des locataires, le propriétaire peut réclamer aux autres colocataires.

8. Devenez étudiant au pair !

C’est bien…

  • Vous êtes nourri et logé
  • Le cadre est souvent agréable, puisque les familles recourant à des jeunes filles/hommes au paire mènent souvent une vie confortable.
  • C’est une première expérience intéressante, à inscrire dans son CV.

Mais…

  • Concilier études et présence auprès des enfants peut s’avérer compliqué.
  • La famille qui vous héberge risque de faire appel à vous sans arrêt, si vous ne vous êtes pas mis d’accord sur un nombre d’heures dès le départ.
  • Vous pourrez difficilement inviter des amis au le domicile de vos hôtes.

La marche à suivre ?

Adressez-vous directement à des associations spécialisées : l’Union française des agences au pair, l’Association familles et jeunesse ou International au pair association.

9. Les foyers pour jeunes travailleurs

C’est bien…

  • Plutôt accessible financièrement : à peu près 400 € mensuels pour une chambre à Paris et 300 € en province.
  • Vous éviterez l’isolement et la solitude. Ces foyers impliquent logiquement, une vie en collectivité, c’est une aventure humaine avant tout.  Selon le foyer, vous pourrez profiter d’une salle de sports, d’un téléviseur et d’une cafétéria.

Mais…

  • Selon votre profil, vous n’aurez pas forcément la priorité : les étudiants suivant un apprentissage, les stagiaires ou les étudiants salariés seront les premiers servis.
  • Vous devrez respecter des règles, qui peuvent être strictes dans certains foyers, (interdiction de faire à manger dans sa chambre, d’inviter des amis extérieurs au foyer…)

La marche à suivre ?

Adressez-vous à l’Union nationale pour l’habitat des jeunes ou l’ALJT (Association logement des jeunes travailleurs).

10. Le squat, bien ou pas bien ?

C’est bien…

Parce que c’est gratuit

Mais…

C’est illégal

Vous pouvez vous faire expulser (sauf pendant la trêve hivernale) et payer une grosse amende.

La marche à suivre ?

Contactez le collectif Jeudi Noir, qui lutte contre le “mal-logement“

Vous voilà “briefés“ sur les logements étudiants, mais si vous étudiez près de chez vos parents, vous pouvez toujours rester chez eux…

Jobmania
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